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![]() Le site Dunlopillo de Mantes-la-Jolie. Six mois. C’est le temps dont dispose le groupe Cauval pour trouver un repreneur après avoir déposé un le bilan devant le tribunal de commerce de Meaux (Seine-et-Marnes) la semaine dernière. L’entreprise a été placée en redressement judiciaire pour six mois re**uvelables, et des administrateurs ont été désignés. De véritables atouts En difficultés depuis de **mbreuses années, le groupe entretenait l’espoir grâce **tamment à l’arrivée d’un partenaire portugais, le groupe Aqui**s, qui devait entrer à son capital. Mais les négociations ont finalement échoué à la fin du mois dernier. Malgré l’intérêt porté par un fonds d’investissement britannique et un industriel allemand, les tractations n’ont pu être menées à bien, obligeant Cauval à se déclarer en cessation de paiements. Du côté de la CGT, on n’est pas étonné du tournant que prend l’affaire. « **tre groupe est très endetté, c’est quelque chose dont **us avons conscience depuis bien longtemps. Gilles Silberman le PDG, n’a jamais eu de véritable projet industriel, on le paie aujourd’hui très cher. Mais on doit reprendre **tre destin en main car **us avons un savoir-faire et de véritables atouts », confiait en milieu de semaine dernière Mohammed El Rhazi, secrétaire du comité d’entreprise chez Dunlopillo. Curieusement, c’est plutôt l’optimisme qui est de rigueur pour l’instant. Ces six mois re**uvelables dont disposent d’éventuels repreneurs pour déposer leur dossier devant le tribunal de commerce laissent un peu de temps. « Dunlopillo est une marque de re**m, **us ne voyons pas comment elle ne pourrait intéresser personne ! Mais **us attendons quelqu’un de sérieux, professionnel et s’il pouvait être du métier, cela serait un plus », poursuit Mohammed El Rhazi. Pas de salaire Reste l’épineux problème du rachat pour 6 millions d’euros du site Mantais par l’Etablissement foncier des Yvelines (une émanation du conseil départemental). 4 millions supplémentaires devaient servir à moderniser le site de Limay et implanter une **uvelle usine à Porcheville. « On veut que ce projet aboutisse et on attend des pouvoirs publics qu’ils **us y aident. » Pas si simple pour la députée de la 8e circonscription des Yvelines Françoise Descamps-Crosnier qui s’est fendue d’une lettre à Emmanuel Macron, ministre de l’Éco**mie et des Finances (lire **tre encadré). « pour que cela se fasse, aucun partenaire ne doit être défaillant. Le projet est à l’arrêt pour l’instant », a-t-elle confié. En attendant que la situation se débloque, les salariés sont directement impactés puisqu’ils n’ont pas touché leur salaire au mois de mars. « Le fonds de garantie a permis d’assurer le paiement des salaires en février, mais il ne pourra pas le faire ce mois-ci », a précisé Mohammed El Rhazi. Même si c’est l’optimisme prévaut, il semble donc urgent qu’un repreneur se manifeste sous peine de voir les salariés perdre leur emploi. Ce qu’en pensent les élus : La députée Françoise Descamps-Crosnier a écrit à Emmanuel Macron : Aussitôt après avoir appris la mise en redressement judiciaire du groupe Cauval, Françoise Descamps-Crosnier a écrit à Emmanuel Macron pour lui demander de l’aide. Dans ce courrier, elle lui explique les raisons pour lesquelles Cauval en est arrivé là, mais aussi les difficultés spécifiques liées au site Mantais. « Je lui demande bien entendu son appui car l’objectif reste de sauver l’emploi industriel dans un territoire fragile mais qui n’est pas dépourvu d’atouts. »En lien permanent avec le préfet Serge Morvan, le sous-préfet Frédéric Viseur et le commissaire au redressement productif en Ile-de-France Mathieu Aufauvre, Françoise Descamps-Crosnier fait de ce dossier une priorité. « **us devons mettre toutes les billes de **tre côté pour parvenir à se sortir de ce mauvais pas et sauver l’emploi des salariés du bassin Mantais. » Paul Le Bihan, le maire de Porcheville est inquiet : « Après l’an**nce de la fermeture anticipée de la centrale EDF (2018) et la fin de Covance, c’est un **uveau coup dur pour ma ville mais aussi pour tout le territoire du Mantois. On a tout fait pour accélérer le dossier de transfert d’activité et faciliter la direction de Cauval. Tout semblait au clair. Que s’est-il passé ? Aujourd’hui, on est impuissant et soumis au bon vouloir des industriels. Je me mets à la place des salariés. Je partage leurs inquiétudes. Certains me disent qu’il ne s’agit que d’un redressement judiciaire, que ce n’est pas terminé. Mais derrière, il y a l’éventualité d’une liquidation judiciaire. Il faut comprendre que ce serait une véritable catastrophe. » Le maire de Limay Eric Roulot, confiant quant à la suite : « C’est une décision difficile, mais qui n’est pas immuable. Il **us faut plus que jamais, **us les différents protagonistes de ce dossier, rester mobilisés pour que les bonnes solutions émergent rapidement. Engagés depuis 7 ans pour que cette activité industrielle et 320 emplois restent dans le Mantois, **us devons faire preuve de persévérance pour trouver un **uveau repreneur. Je reste optimiste et confiant, d’autant que la période de redressement judiciaire est re**uvelable et que Dunlopillo reste une marque française et une référence. Le comportement des salariés et des représentants du personnel, malgré cette période trouble, est également remarquable. pour moi, les carottes ne sont pas cuites. » Powered by WPeMatico ??????? ??????: Dunlopillo : six mois pour trouver un repreneur || ??????: ahlam1399 || ??????: اسم منتداك
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