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Mis à jour le*11/02/19 17:54
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Cet accélérateur londonien aide les govtech à surmonter les complexités de la commande publique. La première promotion française est prévue
pour juillet.
Entre les
start-up et le
secteur public, c’est compliqué. Peu habituées aux arcanes de la commande publique, elles font souvent l’impasse sur l’Etat, ses administrations et collectivités, qui permettent pourtant de décrocher des contrats longs et massifs. Afin d’aider des jeunes pousses à dépasser ces barrières à l’entrée,
Public, un accélérateur britannique de
start-up spécialisé dans les “govtech”, ces services numériques à destination du
secteur public, prépare son arrivée à Paris. Les candidatures ouvriront au printemps,
pour un lancement de la première promotion en juillet.
Public veut reproduire à
Paris sa formule déjà lancée à Londres, où la troisième promotion de
start-up est en cours de constitution. Une équipe mélangeant des expériences dans le
secteur public, le numérique et le
capital-risque y accompagne des
start-up afin de les aider à lever des fonds, trouver des débouchés commerciaux et répondre à des appels d’offres, ou encore adapter leur service aux besoins spécifiques de ce type de clients. “Les
start-up ne vont pas naturellement vers le
secteur public, car le processus de vente est complexe et les cycles d’achat très longs. Elle priorisent donc le privé, qui offre des débouchés commerciaux plus rapides”, analyse Alex Margot-Duclot, directeur de
public en France. Il espère ainsi mettre fin à une incongruité constatée dans l’Hexagone*: “Tous les écosystèmes
start-up dépendent des financements du
secteur public mais ne développent aucune solutions
pour lui.”
Accompagnement contre capital
Au Royaume-Uni, l’initiative commence à décoller, assure le PDG de
public Daniel Korski, ancien conseiller à la transformation numérique de l’Etat auprès du Premier ministre David Cameron. “Notre première cohorte a engendré 12*millions de livres de contrats publics six mois après le début du programme, tandis que seconde a levé plus de 40*millions de livres”.
public accompagne pendant six mois des
start-up dont les stades de maturité vont de l’amorçage à la série B. L’accélérateur s’octroie 7% du capital des sociétés qui n’ont pas encore levé de fonds.
pour celles qui l’ont déjà fait,
public demande une option d’achat d’actions (en quantité négociable) au prix de la valorisation de l’entreprise lors de son dernier tour de table.
La création d’un accélérateur spécialisé est nécessaire en raison du manque d’exposition du
secteur public à l’écosystème start-up, estime Alex Margot-Duclot. Avant de rejoindre l’accélérateur, il travaillait dans un family office londonien spécialisé dans les
start-up matures. “A part Bruno Cremel chez Partech et Fleur Pellerin avec Korelya, très peu de fonds de capital-risque (VC) ont des partners avec une expérience ou une connaissance du
service public. C’est un marché à 92*milliards d’euros en France, dont deux milliards et demi sur l’informatique et les télécoms, qui n’est pas dans le radar des VC”, déplore-t-il.
Créer un réseau européen
Public est donc en train de tisser des liens avec ces VC afin de les aider à trouver des
start-up à fort potentiel qu’ils ne sauraient dénicher eux-mêmes. L’accélérateur se substituera aussi à eux en termes d’accompagnement, poursuit Alex Margot-Duclot. “Les VC, qui connaissent habituellement le marché d’une
start-up et l’aident à trouver des clients, ne peuvent pas remplir ce rôle dans le
secteur public.”
public discute également avec des investisseurs dans le giron de l’Etat, et qui soutiennent déjà des
start-up travaillant avec le
secteur public, comme Bpifrance et la Caisse des dépôts.
Public a choisi
Paris pour sa première expansion en raison de l’importance de la France dans les govtech, à la fois en termes d’offre et de demande, explique Daniel Korsky. “La France possède un vaste
secteur public ainsi que des entreprises de services informatiques (Capgemini, Sopra Steria…) et des intégrateurs (Bouygues, Suez, Engie…) de rang mondial habitués à servir ce type de clients.” Mais
public ne compte pas s’arrêter à Londres et Paris. L’accélérateur veut créer un réseau européen d’accompagnement qui permettra à des
start-up d’un pays d’accéder aux fonds et au marché d’un autre. Les prochaines implantations à l’étude sont Berlin et Copenhague.
pour financer ses ambitions, Public, qui est aussi une start-up, a levé “quelques millions de livres” auprès de VC européens et tire des revenus de l’organisation d’événements et de programmes de recherche.
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