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Monuments historiques : il y a des trésors cachés…
Monuments historiques : il y a des trésors cachés…
Monuments historiques, comment ça marche ? La base Mérimée, site Internet du ministère de la Culture, recense 489 édifices figurant à l’inventaire des Monuments historiques dans les Yvelines. Cela va du château de Versailles, à l’aqueduc de Retz (Chambourcy), en passant par l’abbaye de Vaux-de-Cernay. Mais on y trouve surtout des sites plus méconnus que **us vous présentons ci-contre. La Direction régionale des affaires culturelles (Drac) vous éclaire sur la législation encadrant ces trésors architecturaux. Inscription et classement : L’inscription et le classement garantissent la préservation des bâtiments qui présente un intérêt particulier en terme d’histoire de l’art. Pour le classement, il faut que la conservation de l’édifice soit considérée d’intérêt public. Cette deuxième mesure contraint le propriétaire à faire appel à un architecte en chef des Monuments historiques, ou un architecte jouissant d’une expérience de plus de dix ans dans les bâtiments anciens, pour réaliser des travaux sur son bien. Pour mes monuments inscrits, l’État subventionne les travaux à hauteur de 20%, au-delà pour ceux classés. Périmètre de protection : La cohabitation avec un monument historique impose de soumettre tous travaux que l’on veut réaliser sur sa propriété à l’architecte des bâtiments de France pour validation. Le périmètre dit “de protection” s’étend généralement sur 500 mètres. Qui fait la démarche ? «Toute personne ayant intérêt» sur un bâtiment peut demander son inscription/classement aux Monuments historiques. Cela peut être son propriétaire, une administration, une collectivité, une association ou un riverain. À quoi cela sert ? Le registre des Monuments historiques offre une reconnaissance, une labellisation. Il assure la pérennité et la protection d’un bien. Conflans : La tour Montjoie, l’avant-garde architecturale https://hameed.nwar.uk/vb/w80/wp-con...67OK-630x0.jpg Une vigie pour surveiller l’activité fluviale. C’est la vocation première de la tour Montjoie, située entre la Seine et l’Oise à Conflans-Sainte-Ho**rine. Le bâtiment, construit dans les années 1100 et maintenant en ruines, est classé depuis octobre 1997. Siège de la baronnie locale Deux des trois niveaux de cet édifice fortifié étaient habités. Privé de toitures depuis le XVIe siècle, il demeurait néanmoins le siège de la baronnie locale jusqu’à la Révolution. De petits bâtiments avaient même été construits à l’intérieur. Le bâtiment constitué de blocs de calcaire appartient à la Ville depuis 1930. «Cette tour est maintes fois citée dans les ouvrages consacrés à l’architecture militaire du Moyen Âge», rapporte la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine. La tour est considérée avant-gardiste pour son époque. En effet, ses faces ouest et sud présentent une particularité architecturale : des fenêtres géminées (séparées par une colonne) très rares au XIIe siècle. Maisons-Laffitte : Le pavillon au “petit ange de l’amour” https://hameed.nwar.uk/vb/w80/wp-con...mour-630x0.jpg Ce pavillon du Parc de Maisons-Laffitte a été démonté,remonté et agrandi. Sa façade figurait initialement à l’exposition universelle de 1878. La dite “Maison Doulton” tient son **m d’un fabriquant de céramique architecturale anglais, Doulton et Lambeth, dont l’un des architectes en a dessiné les plans. Elle est inscrite depuis 2012 aux Monuments historiques. «La façade se distingue par de grandes baies ogivales dans un style pittoresque médiéval dit “gothic revival”. Sa composition de terre cuite et sa polychromie témoignent du savoir-faire du fabricant», indique la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine. Un petit ange représentant l’amour trône en haut du pavillon, décoré de pierres bleu marine et composé de voûtes et de vitrages. Quand la façade a été remontée et agrandie, avenue Pascal, une maison a été bâtie à l’arrière. L’ensemble appartient à un propriétaire privé. Bougival : Le drôle d’hommage aux inventeurs de la Montgolfière https://hameed.nwar.uk/vb/w80/wp-con...fier-630x0.jpg On trouve trace d’un hommage aux inventeurs de la montgolfière à Bougival… Une commune où ils n’avaient pas spécialement d’attaches. La colonne des frères Montgolfier se dresse dans une résidence du quai Boissy-d’Anglas. Au milieu du XVIIIe siècle, le compte qui a donné son **m à cette voie, possédait une villa à cet endroit. En 1800, il s’est lancé dans l’aménagement du parc environnant. «Victoire humaine sur l’apesanteur» Le 5 juin 1818, il y érigea cette étonnante colonne de six mètres de haut en l’honneur des frères Montgolfier, des bons amis à lui originaire d’An**nay en Ardèche, commune dont il avait été le député après la Révolution. Ce monument célébrait «cette victoire humaine sur l’apesanteur» remportée par les deux frères avec leur ballon à air chaud. Sur cette colonne, qui n’est plus en très bon état, les mots “Montgolfier” et “An**nay” sont d’ailleurs toujours visibles. La demeure du comte a été démolie au cours du XIXe siècle. Mais le parc est resté en l’état, avant d’être loti à la fin des années soixante. Cette colonne est le seul vestige de l’époque de Boissy-d’Anglas. Elle a été inscrite en décembre 1984 au registre des Monuments historiques. L’histoire ne dit pas ce que les frères Montgolfier ont pensé de cet étrange monument. La croix sauvée des pillages https://hameed.nwar.uk/vb/w80/wp-con...50OK-630x0.jpg La croix romane du cimetière d’Andrésy est classée depuis le 4 mai 1943. L’objectif de cette mesure était de la sauvegarder alors que l’histoire traversait une période plus que trouble. Son ancienneté lui confère une valeur inestimable. Les autorités locales craignaient à l’époque que les soldats allemands la détruisent, pour récupérer de la pierre. Rêve cottage : un petit bout d’expo universelle à Andrésy https://hameed.nwar.uk/vb/w80/wp-con...tage-630x0.jpg Cette impressionnante bâtisse, située dans le quartier Fin-d’Oise, doit son inscription aux Monuments historiques au petit pavillon accolé à l’un de ses flancs. Cette maisonnette, inspirée de l’architecture chi**ise, proviendrait de l’exposition universelle de 1900, selon la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine. Sa façade est entièrement composée de panneaux en céramique. La structure octogonale de l’habitation a été remontée sur un soubassement gravé de branchages feints, afin de communiquer avec la maison principale. À l’origine, cette adjonction abritait une salle de billard. La maison de l’ancien maire L’intérieur du “Rêve cottage”a perdu l’essentiel de ses décors originel. Cette villa était habitée par Georges Gourlin, maire de 1919 à 1924. Elle appartient actuellement à un particulier. Le donjon de Maurepas… ou ce qu’il en reste https://hameed.nwar.uk/vb/w80/wp-con...asOK-630x0.jpg Il ne reste plus grand-chose du château fort construit dans la première moitié du XIIe siècle. Seul subsiste aujourd’hui le donjon. La tour de vingt mètres de haut, une ruine à moitié recouvert par la végétation, est inscrite depuis juillet 1926 aux Monuments historiques. À sa construction, il appartenait à l’Abbaye de Saint-Denis, comme le village qui l’entourait. Puis, en pleine invasion **rmande, plusieurs propriétaires se succédèrent : les seigneurs de Chevreuse, puis la famille de Malrepast, qui a donné son **m au village, devenue Maurepas. Repaire de brigands Pendant la guerre de cent ans (1337 – 1453), les seigneurs de Malrepast abandonnèrent le château et le lieu devint un repère de brigands. En 1425, les Anglais investirent le château, avant de pendre tous ses occupants. En 1432, ces mêmes Anglais ont démantelé l’édifice, après avoir conquis la région. Ne restait alors quasiment que l’actuelle tour délabrée. Il a alors été restitué à la famille de Chevreuse. C’est pour sauver ce qui reste que le bâtiment a été inscrit au Patrimoine. Bréviaires : La borne de la discorde inscrite au patrimoine https://hameed.nwar.uk/vb/w80/wp-con...A-OK-630x0.jpg Elle a traversé cinq siècles, posée au bord d’un chemin de la forêt de Bréviaires, dans l’indifférence la plus totale. Alors que cette borne armoriée, inscrite en mars 1936 à l’inventaire des Monuments historiques, renferme toute une histoire. Celle d’une rivalité entre seigneurs du XVIe siècle. Double face Elle a été érigée en 1547, à la suite d’une longue querelle entre Charles de Silly (du domaine de la Roche-Guyon) et François de Bourbon (du comté de Montfort). L’objet de la discorde portait sur la limite de leurs terres respectives. Cette borne en grès servait donc à matérialiser la frontière entre les deux territoires. Elle arbore d’ailleurs, sur chacune de ses faces, les armes d’une famille. Elle se trouve à 100 mètres environ du chêne dit de “La Tête d’Alouette”, route de la Cerisaie. Bailly : L’ancêtre du téléphone encore debout https://hameed.nwar.uk/vb/w80/wp-con...heOK-630x0.jpg Ce vestige des télécommunications d’antan trône encore en forêt de Marly. La tour du télégraphe de Chappe, située sur la commune de Bailly, est inscrite aux Monuments historiques depuis 1943. Cette tour carrée de trois étages, bâtie à 179 mètres d’altitude, assurait la liaison entre Suresnes et Les-Clayes-sous-Bois. Ce fleuron de la communication pour l’époque, quatrième poste depuis la capitale sur la ligne Paris et Brest (la deuxième créée en France), a fonctionné de 1794 à 1844, date de l’adoption du télégraphe électrique. Le sémaphore de Chappe fonctionnait grâce à deux bras mobiles en bois, fixés en haut de la tour, qui étaient contrôlés par des manettes pour indiquer des lettres de l’alphabet. Ainsi, un message mettait environ une dizaine de minutes pour parcourir 200 km, en transitant de stations en stations. Powered by WPeMatico |
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Almuhajir