ahlam1399
02-07-2019, 03:35 AM
De nombreux sites diffusent la vidéo pour augmenter l’impact de leur communication. Héberger et diffuser une vidéo est indispensable et semble simple. Tout le monde le fait : les youtubeurs, le grand public, les entreprises, mais avec quelle efficacité, quelle méthode ?
Les solutions vidéo professionnelles des startups promettent monts et merveilles. Mais en détail, ces solutions tiennent-elles vraiment leurs promesses ? Pas si sûr…
1 Mobile First
Le mobile est le Saint Graal du digital*: selon nos
observations, il représente déjà 60% des visualisations fin 2018 et grignote
peu à peu tout le marché.*D’ici 2023 la vidéo représentera 75% du trafic mobile
(étude Ericsson Mobility Report).
Mais du côté des solutions vidéo d’entreprise, le résultat
est souvent très*incomplet. Voici donc quelques exemples des
problèmes rencontrés, y compris parfois sur des grandes plateformes de
télévision :
– Pas de débit vidéo adaptatif, pour pallier aux
problèmes de connexion,*
–*Pas d’affichage plein écran automatique, quand
le mobile est en horizontal,*
–*Pas d’affichage responsive pour tous les
terminaux (tablettes par exemple).
Au final,
l’internaute se lasse et décroche, car si le mobile est le terminal de
prédilection, l’utilisateur est devenu plus exigeant.*A y
regarder de près, peu de plateformes vidéo professionnelles sont vraiment
pensées et optimisées pour les mobiles. La promesse n’est donc que rarement
tenue.
2 Vidéo SEO
Le
référencement vidéo (VSEO) est un élément clé de la stratégie digitale. Mais
souvent, la plateforme vidéo et le service vidéo streaming (https://www.journaldunet.com/hightech/internet/streaming/) ne sont pas
personnalisés au nom de l’entreprise diffuseur. Au final on peut toujours
parler de SEO, mais le référencement vidéo n’est pas entièrement appliqué.
Certaines
plateformes vidéo vont même jusqu’à utiliser un nom unique pour toutes les vidéos…
Les vidéos se nomment alors “player” ou “embed”. Soyons
clair, cette pratique est contraire aux exigences basiques du référencement
vidéo.
Nous
constatons donc que beaucoup de plateformes sont habiles pour référencer leur
nom de domaine et donc leur marque. Mais clairement, elles négligent de traiter
correctement le référencement vidéo de leur client.
La
conséquence est simple*: vous passez à côté du référencement de vos vidéos,
même si on vous a promis le contraire.
3 Contenus partagés
Les
startups sont peu bavardes sur ce sujet. On les comprend, car beaucoup
n’utilisent pas les bonnes méthodes de diffusion vidéo. Essentiellement pour
des raisons d’économies.
Pour vous,
il semble ne pas y avoir de différence*: la vidéo fonctionne. Mais vous
n’êtes pas à l’abri d’un appel du service juridique, ou d’un producteur
furieux, parce que vos contenus viennent d’être détournés, sans que vous le
sachiez.
Vous
n’avez sans doute pas essayé de copier une vidéo. Mais cette pratique est courante
et le risque bien réel. De nombreux logiciels et plugins permettent de pirater
les vidéos.
Heureusement,
le piratage de vos vidéos devient quasiment impossible lorsqu’on utilise une
méthode de diffusion vidéo adaptée.
Un flux
HLS rejettera les tentatives de copie vidéo. Il a aussi pour avantage de
traverser les pares-feux, et permettre de visionner des vidéos depuis
l’intranet d’une entreprise.*Ce
dispositif est donc essentiel pour sécuriser vos contenus et permettre leur
diffusion dans l’entreprise.
De
nombreuses plateformes vidéo professionnelles échouent sur ce point. Nous
dirons que leur promesse n’est pas professionnelle.
4 RGPD si je peux
Comment
être conforme au RGDP avec des systèmes de gestion et d’hébergement hors Europe
et des méthodes prétendues conformes*?
Bien sûr,
on peut ne rien promettre dans ce cas. Plusieurs grandes plateformes vidéo
professionnelles ne sont pas conformes au RGDP et ne promettent rien.
D’autres
solutions professionnelles publient de nombreux articles comme “comprendre
le RGPD”. Elles citent la liste de leurs prestataires sans plus de
précision. Mais cela ne résout rien.
Le plus
étonnant est que des diffuseurs français (entreprises, institutions), emploient
des solutions non conformes au RGPD (voir un de mes précédents billets,
concernant le ministère des finances utilisant Youtube).
En
réalité, il est très simple d’appliquer des règles minimales*: anonymiser
les adresses IP, utiliser des serveurs (https://www.journaldunet.fr/web-tech/dictionnaire-du-webmastering/1203337-serveur-informatique-definition-traduction/) de traitement des données et mails en
Europe, etc…
Beaucoup
de startups entretiennent le flou. Soumises à de multiples contraintes
techniques, financières, organisationnelles, leur promesse reste incertaine et
parfois très inexacte.
5 Statistiques-Toc
Les
solutions vidéo professionnelles disent toutes détenir des statistiques très
détaillées… Mais au-delà de cette affirmation, d’où proviennent les
données*?
–* * Des lecteurs vidéo*? Depuis quels sites*? Depuis quels
lecteurs s’ils sont multiples ?
–* * Des serveurs Web*? Des systèmes de cache*? Des CDN
Web*?
–* * Des serveurs de streaming*? Des CDN de streaming*?
Je vois
que vous commencez à comprendre. On ne vous a jamais parlé de ça*! C’est
bien dommage, parce qu’au final, vous ne savez pas grand-chose sur ces
statistiques que l’on vous a promis. Vous ne savez pas comment les données sont
collectées, agrégées, calculées, pilotées…
Côté
technologie (MySQL, MongoDB, Elastic) vous aurez droit à quelques informations,
qui vous permettront parfois d’apprécier le niveau du prestataire (certaines
technologies étant aujourd’hui fortement dépassées).
Rarement
vous aurez accès à une explication exhaustive : quelles données d’origine, avec
quelles méthodes.
Au final,
vous devrez faire confiance… Vous disposerez de beaux tableaux, sans savoir
sur quelles sources ces données reposent, au risque de passer à côté
d’informations sensibles pour votre business.
6 “Video on promise”
Vous
l’aurez deviné, il en est de même pour l’interfaçage (API) de votre plateforme vidéo,
sa sécurité, etc… Bref de tout ce qui fait sa fiabilité et sa conformité.
Vous me
direz*: “je ne suis pas un expert” ou bien “je n’ai pas
le temps”. C’est vrai, mais vous savez désormais l’essentiel*: les
promesses des éditeurs engagent votre réputation et votre activité.
Avec la
multiplication des offres commerciales, le choix est évidemment complexe, mais
en réalité, les principaux critères d’appréciation sont simples et identifiés.
</p>
Source link (https://www.journaldunet.com/solutions/expert/70516/plateforme-video-d-entreprise---quelles-promesses.shtml)
More (http://ahlam1399.i234.me:8888/m/2019/02/07/plateforme-video-dentreprise-quelles-promesses/)
Les solutions vidéo professionnelles des startups promettent monts et merveilles. Mais en détail, ces solutions tiennent-elles vraiment leurs promesses ? Pas si sûr…
1 Mobile First
Le mobile est le Saint Graal du digital*: selon nos
observations, il représente déjà 60% des visualisations fin 2018 et grignote
peu à peu tout le marché.*D’ici 2023 la vidéo représentera 75% du trafic mobile
(étude Ericsson Mobility Report).
Mais du côté des solutions vidéo d’entreprise, le résultat
est souvent très*incomplet. Voici donc quelques exemples des
problèmes rencontrés, y compris parfois sur des grandes plateformes de
télévision :
– Pas de débit vidéo adaptatif, pour pallier aux
problèmes de connexion,*
–*Pas d’affichage plein écran automatique, quand
le mobile est en horizontal,*
–*Pas d’affichage responsive pour tous les
terminaux (tablettes par exemple).
Au final,
l’internaute se lasse et décroche, car si le mobile est le terminal de
prédilection, l’utilisateur est devenu plus exigeant.*A y
regarder de près, peu de plateformes vidéo professionnelles sont vraiment
pensées et optimisées pour les mobiles. La promesse n’est donc que rarement
tenue.
2 Vidéo SEO
Le
référencement vidéo (VSEO) est un élément clé de la stratégie digitale. Mais
souvent, la plateforme vidéo et le service vidéo streaming (https://www.journaldunet.com/hightech/internet/streaming/) ne sont pas
personnalisés au nom de l’entreprise diffuseur. Au final on peut toujours
parler de SEO, mais le référencement vidéo n’est pas entièrement appliqué.
Certaines
plateformes vidéo vont même jusqu’à utiliser un nom unique pour toutes les vidéos…
Les vidéos se nomment alors “player” ou “embed”. Soyons
clair, cette pratique est contraire aux exigences basiques du référencement
vidéo.
Nous
constatons donc que beaucoup de plateformes sont habiles pour référencer leur
nom de domaine et donc leur marque. Mais clairement, elles négligent de traiter
correctement le référencement vidéo de leur client.
La
conséquence est simple*: vous passez à côté du référencement de vos vidéos,
même si on vous a promis le contraire.
3 Contenus partagés
Les
startups sont peu bavardes sur ce sujet. On les comprend, car beaucoup
n’utilisent pas les bonnes méthodes de diffusion vidéo. Essentiellement pour
des raisons d’économies.
Pour vous,
il semble ne pas y avoir de différence*: la vidéo fonctionne. Mais vous
n’êtes pas à l’abri d’un appel du service juridique, ou d’un producteur
furieux, parce que vos contenus viennent d’être détournés, sans que vous le
sachiez.
Vous
n’avez sans doute pas essayé de copier une vidéo. Mais cette pratique est courante
et le risque bien réel. De nombreux logiciels et plugins permettent de pirater
les vidéos.
Heureusement,
le piratage de vos vidéos devient quasiment impossible lorsqu’on utilise une
méthode de diffusion vidéo adaptée.
Un flux
HLS rejettera les tentatives de copie vidéo. Il a aussi pour avantage de
traverser les pares-feux, et permettre de visionner des vidéos depuis
l’intranet d’une entreprise.*Ce
dispositif est donc essentiel pour sécuriser vos contenus et permettre leur
diffusion dans l’entreprise.
De
nombreuses plateformes vidéo professionnelles échouent sur ce point. Nous
dirons que leur promesse n’est pas professionnelle.
4 RGPD si je peux
Comment
être conforme au RGDP avec des systèmes de gestion et d’hébergement hors Europe
et des méthodes prétendues conformes*?
Bien sûr,
on peut ne rien promettre dans ce cas. Plusieurs grandes plateformes vidéo
professionnelles ne sont pas conformes au RGDP et ne promettent rien.
D’autres
solutions professionnelles publient de nombreux articles comme “comprendre
le RGPD”. Elles citent la liste de leurs prestataires sans plus de
précision. Mais cela ne résout rien.
Le plus
étonnant est que des diffuseurs français (entreprises, institutions), emploient
des solutions non conformes au RGPD (voir un de mes précédents billets,
concernant le ministère des finances utilisant Youtube).
En
réalité, il est très simple d’appliquer des règles minimales*: anonymiser
les adresses IP, utiliser des serveurs (https://www.journaldunet.fr/web-tech/dictionnaire-du-webmastering/1203337-serveur-informatique-definition-traduction/) de traitement des données et mails en
Europe, etc…
Beaucoup
de startups entretiennent le flou. Soumises à de multiples contraintes
techniques, financières, organisationnelles, leur promesse reste incertaine et
parfois très inexacte.
5 Statistiques-Toc
Les
solutions vidéo professionnelles disent toutes détenir des statistiques très
détaillées… Mais au-delà de cette affirmation, d’où proviennent les
données*?
–* * Des lecteurs vidéo*? Depuis quels sites*? Depuis quels
lecteurs s’ils sont multiples ?
–* * Des serveurs Web*? Des systèmes de cache*? Des CDN
Web*?
–* * Des serveurs de streaming*? Des CDN de streaming*?
Je vois
que vous commencez à comprendre. On ne vous a jamais parlé de ça*! C’est
bien dommage, parce qu’au final, vous ne savez pas grand-chose sur ces
statistiques que l’on vous a promis. Vous ne savez pas comment les données sont
collectées, agrégées, calculées, pilotées…
Côté
technologie (MySQL, MongoDB, Elastic) vous aurez droit à quelques informations,
qui vous permettront parfois d’apprécier le niveau du prestataire (certaines
technologies étant aujourd’hui fortement dépassées).
Rarement
vous aurez accès à une explication exhaustive : quelles données d’origine, avec
quelles méthodes.
Au final,
vous devrez faire confiance… Vous disposerez de beaux tableaux, sans savoir
sur quelles sources ces données reposent, au risque de passer à côté
d’informations sensibles pour votre business.
6 “Video on promise”
Vous
l’aurez deviné, il en est de même pour l’interfaçage (API) de votre plateforme vidéo,
sa sécurité, etc… Bref de tout ce qui fait sa fiabilité et sa conformité.
Vous me
direz*: “je ne suis pas un expert” ou bien “je n’ai pas
le temps”. C’est vrai, mais vous savez désormais l’essentiel*: les
promesses des éditeurs engagent votre réputation et votre activité.
Avec la
multiplication des offres commerciales, le choix est évidemment complexe, mais
en réalité, les principaux critères d’appréciation sont simples et identifiés.
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Source link (https://www.journaldunet.com/solutions/expert/70516/plateforme-video-d-entreprise---quelles-promesses.shtml)
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