ahlam1399
03-15-2016, 09:00 PM
Ces médecins veulent une consultation plus chère
https://hameed.nwar.uk/vb/w80/wp-content/uploads/2016/03/mdecins-630x0.jpg (http://www.78actu.fr/files/2016/03/mdecins.jpg)
Les docteurs Luck (à gauche) et Ollivier-Eccher ont décidé d’appliquer une augmentation de leurs ho**raires. Leur combat : qu’un service médical se maintienne à Elancourt.
Les docteurs Annaïg Ollivier- Eccher et Isabelle Luck, conseillers de l’ordre des médecins, exercent toutes deux à Elancourt, place du Général-de-Gaulle. Avec une trentaine d’autres médecins généralistes de l’ancien secteur de garde d’Elancourt/Maurepas*, dit secteur des Templiers, elles se sont fédérées en Codts (Collectif pour l’organisation et la défense du territoire de santé).
«**tre combat c’est d’essayer de garder des médecins et un service médical pour le secteur d’Elancourt», développe Isabelle Luck, qui en est la présidente. La profession n’est plus assez attractive pour les jeunes médecins selon elles.
Actuellement, le prix de la consultation en France est fixé à 23 euros. Mais c’est trop peu selon ces généralistes (conventionnées secteur 1). Ce mouvement de contestation, parti de Bretagne, s’étend donc désormais dans les Yvelines.
Un tarif fixé au **mbre de motifs
Ces médecins s’appuient sur une règle de l’Assurance-maladie permettant de déroger aux 23 euros : le “DE” ou dépassement d’ho**raires pour exigence particulière du patient.
J’ai mal au dos, mais j’ai aussi ma hanche qui me fait souffrir, et puis un autre petit truc à l’œil, et puis une petite angine… et puis… Si un patient vient pour plus d’un motif, le Dr Eckker considère qu’elle ne peut faire correctement son travail. Passé le quart d’heure, elle applique donc un surcoût à sa consultation «avec tact et mesure», c’est-à-dire selon le profil de sa patientèle (ses revenus, sa mutuelle, etc.)
«Je considère qu’une consultation c’est 15-20 minutes maximum. Avec les ‘’DE’’, je peux donc aller jusqu’à 46 euros, même si je ne l’ai encore jamais fait. Souvent, je ne demande que 10 euros supplémentaires», explique le Dr Ollivier-Eccher, qui travaille déjà entre 45 et 50 heures par semaine.
Passé 17 heures, ou pour une demande urgente, elle applique ce même principe. Une façon de s’élever contre le projet de loi de santé de Marisol Touraine.
«Ce que l’on demande, c’est une augmentation substantielle de **s consultations qui sont à 23 euros depuis plus de cinq ans. On pense que c’est nettement insuffisant.»
L’augmentation du tarif de consultation est en effet l’une des revendications phares des médecins libéraux. Des négociations sont d’ailleurs actuellement en cours entre les syndicats de médecins et l’Assurance-maladie pour que ces ho**raires soient réévalués à 25 euros.
«**us sommes le pays d’Europe où la consultation est la plus basse mais dont la durée est la plus longue. Pour **us, le tarif idéal serait de 40 euros», ajoute Isabelle Luck. En comparaison, la consultation oscille entre 50 et 75 euros en Angleterre (pour 10 minutes de consultation), 50 et 80 euros en Italie. Elle atteint même 76 euros en Allemagne.
Lutter contre les déserts médicaux
Cette action est aussi sy**nyme de signal d’alarme, car ces médecins s’inquiètent de la multiplication des déserts médicaux et des zones fragiles sur le territoire des Yvelines.
«Le métier n’est plus vraiment intéressant pour les jeunes, estime Annaïg Ollivier-Eccher. En travaillant 35h en tant que salarié, vous pouvez mieux gagner votre vie qu’en étant libéral à 35h.»
La paperasse admistrative, les contraintes avec la Sécu **tamment, achèvent d’être un frein à l’installation selon cette professionnelle de santé.
«Je me suis installée à 28 ans. Aujourd’hui, la **rme est de s’installer à 40 ans. Dans deux ans, 20% des libéraux des Yvelines prendront leur retraite. Si personne ne s’installe, qui va payer **s retraites ?», s’interroge-t-elle. Pendant les congés, les deux médecins n’ont d’ailleurs d’autre choix que de se remplacer mutuellement. «À 23 euros la consultation, **us n’avons déjà pas les moyens de prendre une secrétaire à cause des charges sociales, alors un remplaçant…», souffle Isabelle Luck. «Les politiques **us disent ‘’Vous êtes des salariés de la Sécurité sociale’’. **us les pre**ns donc au pied de la lettre. Passé 35h, on se fait payer en heures supplémentaires», ironisent-elles.
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Les docteurs Luck (à gauche) et Ollivier-Eccher ont décidé d’appliquer une augmentation de leurs ho**raires. Leur combat : qu’un service médical se maintienne à Elancourt.
Les docteurs Annaïg Ollivier- Eccher et Isabelle Luck, conseillers de l’ordre des médecins, exercent toutes deux à Elancourt, place du Général-de-Gaulle. Avec une trentaine d’autres médecins généralistes de l’ancien secteur de garde d’Elancourt/Maurepas*, dit secteur des Templiers, elles se sont fédérées en Codts (Collectif pour l’organisation et la défense du territoire de santé).
«**tre combat c’est d’essayer de garder des médecins et un service médical pour le secteur d’Elancourt», développe Isabelle Luck, qui en est la présidente. La profession n’est plus assez attractive pour les jeunes médecins selon elles.
Actuellement, le prix de la consultation en France est fixé à 23 euros. Mais c’est trop peu selon ces généralistes (conventionnées secteur 1). Ce mouvement de contestation, parti de Bretagne, s’étend donc désormais dans les Yvelines.
Un tarif fixé au **mbre de motifs
Ces médecins s’appuient sur une règle de l’Assurance-maladie permettant de déroger aux 23 euros : le “DE” ou dépassement d’ho**raires pour exigence particulière du patient.
J’ai mal au dos, mais j’ai aussi ma hanche qui me fait souffrir, et puis un autre petit truc à l’œil, et puis une petite angine… et puis… Si un patient vient pour plus d’un motif, le Dr Eckker considère qu’elle ne peut faire correctement son travail. Passé le quart d’heure, elle applique donc un surcoût à sa consultation «avec tact et mesure», c’est-à-dire selon le profil de sa patientèle (ses revenus, sa mutuelle, etc.)
«Je considère qu’une consultation c’est 15-20 minutes maximum. Avec les ‘’DE’’, je peux donc aller jusqu’à 46 euros, même si je ne l’ai encore jamais fait. Souvent, je ne demande que 10 euros supplémentaires», explique le Dr Ollivier-Eccher, qui travaille déjà entre 45 et 50 heures par semaine.
Passé 17 heures, ou pour une demande urgente, elle applique ce même principe. Une façon de s’élever contre le projet de loi de santé de Marisol Touraine.
«Ce que l’on demande, c’est une augmentation substantielle de **s consultations qui sont à 23 euros depuis plus de cinq ans. On pense que c’est nettement insuffisant.»
L’augmentation du tarif de consultation est en effet l’une des revendications phares des médecins libéraux. Des négociations sont d’ailleurs actuellement en cours entre les syndicats de médecins et l’Assurance-maladie pour que ces ho**raires soient réévalués à 25 euros.
«**us sommes le pays d’Europe où la consultation est la plus basse mais dont la durée est la plus longue. Pour **us, le tarif idéal serait de 40 euros», ajoute Isabelle Luck. En comparaison, la consultation oscille entre 50 et 75 euros en Angleterre (pour 10 minutes de consultation), 50 et 80 euros en Italie. Elle atteint même 76 euros en Allemagne.
Lutter contre les déserts médicaux
Cette action est aussi sy**nyme de signal d’alarme, car ces médecins s’inquiètent de la multiplication des déserts médicaux et des zones fragiles sur le territoire des Yvelines.
«Le métier n’est plus vraiment intéressant pour les jeunes, estime Annaïg Ollivier-Eccher. En travaillant 35h en tant que salarié, vous pouvez mieux gagner votre vie qu’en étant libéral à 35h.»
La paperasse admistrative, les contraintes avec la Sécu **tamment, achèvent d’être un frein à l’installation selon cette professionnelle de santé.
«Je me suis installée à 28 ans. Aujourd’hui, la **rme est de s’installer à 40 ans. Dans deux ans, 20% des libéraux des Yvelines prendront leur retraite. Si personne ne s’installe, qui va payer **s retraites ?», s’interroge-t-elle. Pendant les congés, les deux médecins n’ont d’ailleurs d’autre choix que de se remplacer mutuellement. «À 23 euros la consultation, **us n’avons déjà pas les moyens de prendre une secrétaire à cause des charges sociales, alors un remplaçant…», souffle Isabelle Luck. «Les politiques **us disent ‘’Vous êtes des salariés de la Sécurité sociale’’. **us les pre**ns donc au pied de la lettre. Passé 35h, on se fait payer en heures supplémentaires», ironisent-elles.
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