ahlam1399
02-20-2016, 06:20 PM
Le détenu rebelle fumait un joint en garde à vue
https://hameed.nwar.uk/vb/w80/wp-content/uploads/2016/02/IMG_5067-630x0.jpg (http://www.78actu.fr/files/2016/02/IMG_5067.JPG)
Le tribunal l’a condamné à trois mois de prison supplémentaires. Malgré son jeune âge, Adlane est un habitué des palais de justice. Ce Sartrouvillois de 19 ans a déjà été condamné dix-huit fois. Ce touche-à-tout de la délinquance comparaissait jeudi devant le tribunal correctionnel de Versailles, pour des violences contre un surveillant de Bois-d’Arcy, où il est incarcéré depuis 2014, et pour usage de stupéfiants.
Il reconnaît sans difficulté la deuxième prévention. Le jeune homme s’est fait surprendre par ses geôliers, pétard au bec, le 10 février, dans une cellule du commissariat de Plaisir où il était entendu dans l’affaire des violences.
«Avant mon transfert pour le commissariat, un codétenu m’a donné deux joints déjà roulés, un grattoir et des allumettes. J’avais caché tout ça dans la raie de mes fesses, enroulé dans un sachet en plastique», racontait-il dans le box.
Concernant l’agression, les faits sont beaucoup moins clairs qu’ils n’y paraissent. Selon la victime, qui s’est vue délivrer un jour d’ITT, le 10 janvier, en retour de promenade, le jeune homme se serait brusquement arrêté sur le pas de sa cellule pour lui flanquer un grand coup de coude dans le nez. Mais l’enquête de police a mis à jour une autre version des faits, qui colle de près à celle du prévenu.
Un surveillant défend la version du détenu
D’après un autre surveillant, témoin direct de la scène, le jeune Sartrouvillois ne voulait pas regagner sa cellule. Un différend a éclaté et ce surveillant a fait appel à son collègue, la victime, pour le faire entrer de force dans le lieu de détention. Ils l’ont saisi par les bras, le détenu s’est débattu, et, dans la bousculade, un coup de coude est parti.
Le témoin n’a pas été en mesure d’affirmer ou d’infirmer la thèse du geste intentionnel. Et le jeune homme soutient mordicus, et un peu maladroitement, qu’il n’a jamais voulu frapper ce surveillant. «Je n’ai jamais levé la main sur quelqu’un, jamais fait de mal à une mouche, indique-t-il, avec beaucoup d’assurance. Ce coup a été donné involontairement.» C’est d’ailleurs la première fois que des faits de violences lui étaient reprochés en détention.
L’altercation sur la coursive a éclaté car Adlane a demandé à prendre une douche, conformément à la prescription du médecin, qui l’astreint à se laver une fois par jour. Le surveillant a refusé. «Mon client a demandé à voir un gradé, en vain», fait valoir son avocat.
«Vous devez exécuter les ordres et faire un recours ensuite, afin d’éviter tout problème», l’a sermonné la présidente.
À la lueur des déclarations du témoin, la procureure a demandé la requalification des faits en rébellion. La représentante du ministère public a également regretté l’absence de la victime. «Comme il y a deux versions différentes, il aurait fallu qu’elle vienne s’expliquer.»
Le tribunal a donc requalifié les faits en rébellion et condamné le jeune homme, qui devait sortir à la fin du mois, à trois mois de prison supplémentaires.
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Le tribunal l’a condamné à trois mois de prison supplémentaires. Malgré son jeune âge, Adlane est un habitué des palais de justice. Ce Sartrouvillois de 19 ans a déjà été condamné dix-huit fois. Ce touche-à-tout de la délinquance comparaissait jeudi devant le tribunal correctionnel de Versailles, pour des violences contre un surveillant de Bois-d’Arcy, où il est incarcéré depuis 2014, et pour usage de stupéfiants.
Il reconnaît sans difficulté la deuxième prévention. Le jeune homme s’est fait surprendre par ses geôliers, pétard au bec, le 10 février, dans une cellule du commissariat de Plaisir où il était entendu dans l’affaire des violences.
«Avant mon transfert pour le commissariat, un codétenu m’a donné deux joints déjà roulés, un grattoir et des allumettes. J’avais caché tout ça dans la raie de mes fesses, enroulé dans un sachet en plastique», racontait-il dans le box.
Concernant l’agression, les faits sont beaucoup moins clairs qu’ils n’y paraissent. Selon la victime, qui s’est vue délivrer un jour d’ITT, le 10 janvier, en retour de promenade, le jeune homme se serait brusquement arrêté sur le pas de sa cellule pour lui flanquer un grand coup de coude dans le nez. Mais l’enquête de police a mis à jour une autre version des faits, qui colle de près à celle du prévenu.
Un surveillant défend la version du détenu
D’après un autre surveillant, témoin direct de la scène, le jeune Sartrouvillois ne voulait pas regagner sa cellule. Un différend a éclaté et ce surveillant a fait appel à son collègue, la victime, pour le faire entrer de force dans le lieu de détention. Ils l’ont saisi par les bras, le détenu s’est débattu, et, dans la bousculade, un coup de coude est parti.
Le témoin n’a pas été en mesure d’affirmer ou d’infirmer la thèse du geste intentionnel. Et le jeune homme soutient mordicus, et un peu maladroitement, qu’il n’a jamais voulu frapper ce surveillant. «Je n’ai jamais levé la main sur quelqu’un, jamais fait de mal à une mouche, indique-t-il, avec beaucoup d’assurance. Ce coup a été donné involontairement.» C’est d’ailleurs la première fois que des faits de violences lui étaient reprochés en détention.
L’altercation sur la coursive a éclaté car Adlane a demandé à prendre une douche, conformément à la prescription du médecin, qui l’astreint à se laver une fois par jour. Le surveillant a refusé. «Mon client a demandé à voir un gradé, en vain», fait valoir son avocat.
«Vous devez exécuter les ordres et faire un recours ensuite, afin d’éviter tout problème», l’a sermonné la présidente.
À la lueur des déclarations du témoin, la procureure a demandé la requalification des faits en rébellion. La représentante du ministère public a également regretté l’absence de la victime. «Comme il y a deux versions différentes, il aurait fallu qu’elle vienne s’expliquer.»
Le tribunal a donc requalifié les faits en rébellion et condamné le jeune homme, qui devait sortir à la fin du mois, à trois mois de prison supplémentaires.
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