ahlam1399
09-07-2015, 05:00 PM
Versailles : “Le vagin de la reine” restera en l’état
https://hameed.nwar.uk/vb/w80/wp-content/uploads/2015/09/Dep-ph-Versailles-630x0.jpg (http://www.les**uvelles.fr/files/2015/09/Dep-ph-Versailles.jpg)Versailles – “Dirty Corner” a été dégradé dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 septembre.
Les termes les moins pires évoquent le “satanisme”, la “honte”, le “déshonneur”. De très loin, on peut lire “La reine sacrifiée 2 fois, outragée”. Les lettres blanches tranchent sur la pierre et le métal de la sculpture d’Anish Kapoor, dans le Domaine du château de Versailles.
Les autres mots découverts ce dimanche 6 septembre, vers 7h, par un jardinier naviguent entre l’antisémitisme et l’extrémisme. Les deux lettres “SS” choquent.
Pour la seconde fois, la sculpture que l’on sur**mme “Le vagin de la reine” a été vandalisée. La dernière fois, c’était en juin et un nettoyage avait été opéré.
François Hollande tweet
Cette fois, Anish Kapoor a fait savoir qu’il comptait laisser son œuvre en l’état. «Désormais, ces mots infamants font partie de mon œuvre, la dépassent, la stigmatisent au **m de **s principes universels, a-t-il fait savoir dans une interview donnée au Figaro. Je défie désormais les musées du monde de la montrer telle quelle, porteuse de la haine qu’elle a attirée. C’est le défi de l’art.»
Pour le Château, le gage sera de communiquer du mieux possible en direction des visiteurs. Tout autour du site, des panneaux ont été installés indiquant que le domaine «condamnait cet acte inacceptable.» Des médiateurs sont intervenus pour expliquer la situation.
Dimanche après-midi, la présidente de l’établissement public, Catherine Pégard, s’est dite «scandalisée», tandis qu’elle recevait la ministre de la Culture. «En colère», «choquée», Fleur Pellerin a convenu que «l’art pouvait susciter le débat» mais ne devait pas donner lieu à «une destruction.» Le maire de Versailles, François de Mazières, s’est montré «indigné par cette dégradation nauséabonde.»
Il a été rejoint par les plus hautes instances de l’État. Sur Twitter, le président de la République a exprimé «toute sa solidarité à Anish Kapoor dont l’œuvre a été dégradée et couverte d’inscriptions haineuses et antisémites.» Le Premier ministre a embrayé : «Écœurement devant cette alliance de l’infâme et de la réaction. Les dégradations antisémites sur l’œuvre de Kapoor seront punies sévèrement.» Le ou les auteurs risquent sept années de prison et 100 000 euros d’amende.
L’exposition temporaire d’Anish Kapoor prendra fin en **vembre. Elle aura fait couler beaucoup d’encre, recueillant jusqu’à 10 000 signatures pour son retrait et un dépôt de plainte.
Cette fois, c’est le Château qui s’est manifesté auprès du commissariat de Versailles qui a ouvert une enquête pour “dégradation d’une œuvre d’art” et “intrusion”. «**us partons de zéro, mais **us allons tout mettre en œuvre pour retrouver le ou les auteurs de ces actes», a fait savoir une source.
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https://hameed.nwar.uk/vb/w80/wp-content/uploads/2015/09/Dep-ph-Versailles-630x0.jpg (http://www.les**uvelles.fr/files/2015/09/Dep-ph-Versailles.jpg)Versailles – “Dirty Corner” a été dégradé dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 septembre.
Les termes les moins pires évoquent le “satanisme”, la “honte”, le “déshonneur”. De très loin, on peut lire “La reine sacrifiée 2 fois, outragée”. Les lettres blanches tranchent sur la pierre et le métal de la sculpture d’Anish Kapoor, dans le Domaine du château de Versailles.
Les autres mots découverts ce dimanche 6 septembre, vers 7h, par un jardinier naviguent entre l’antisémitisme et l’extrémisme. Les deux lettres “SS” choquent.
Pour la seconde fois, la sculpture que l’on sur**mme “Le vagin de la reine” a été vandalisée. La dernière fois, c’était en juin et un nettoyage avait été opéré.
François Hollande tweet
Cette fois, Anish Kapoor a fait savoir qu’il comptait laisser son œuvre en l’état. «Désormais, ces mots infamants font partie de mon œuvre, la dépassent, la stigmatisent au **m de **s principes universels, a-t-il fait savoir dans une interview donnée au Figaro. Je défie désormais les musées du monde de la montrer telle quelle, porteuse de la haine qu’elle a attirée. C’est le défi de l’art.»
Pour le Château, le gage sera de communiquer du mieux possible en direction des visiteurs. Tout autour du site, des panneaux ont été installés indiquant que le domaine «condamnait cet acte inacceptable.» Des médiateurs sont intervenus pour expliquer la situation.
Dimanche après-midi, la présidente de l’établissement public, Catherine Pégard, s’est dite «scandalisée», tandis qu’elle recevait la ministre de la Culture. «En colère», «choquée», Fleur Pellerin a convenu que «l’art pouvait susciter le débat» mais ne devait pas donner lieu à «une destruction.» Le maire de Versailles, François de Mazières, s’est montré «indigné par cette dégradation nauséabonde.»
Il a été rejoint par les plus hautes instances de l’État. Sur Twitter, le président de la République a exprimé «toute sa solidarité à Anish Kapoor dont l’œuvre a été dégradée et couverte d’inscriptions haineuses et antisémites.» Le Premier ministre a embrayé : «Écœurement devant cette alliance de l’infâme et de la réaction. Les dégradations antisémites sur l’œuvre de Kapoor seront punies sévèrement.» Le ou les auteurs risquent sept années de prison et 100 000 euros d’amende.
L’exposition temporaire d’Anish Kapoor prendra fin en **vembre. Elle aura fait couler beaucoup d’encre, recueillant jusqu’à 10 000 signatures pour son retrait et un dépôt de plainte.
Cette fois, c’est le Château qui s’est manifesté auprès du commissariat de Versailles qui a ouvert une enquête pour “dégradation d’une œuvre d’art” et “intrusion”. «**us partons de zéro, mais **us allons tout mettre en œuvre pour retrouver le ou les auteurs de ces actes», a fait savoir une source.
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