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ahlam1399
03-07-2015, 04:00 PM
L’éducatrice partie en Syrie faire le jihad avec son fils ?

http://www.les**uvelles.fr/files/2015/03/12-dep-ph-maison-Malraux-630x0.jpg (http://www.les**uvelles.fr/files/2015/03/12-dep-ph-maison-Malraux.jpg)C’est dans la maison de quartier André-Malraux de Montigny-le-Bretonneux que la trentenaire travaillait comme éducatrice.Elle vivait à deux pas de l’université Vauban de Saint-Quentin-en-Yvelines. Mais depuis le dimanche 22 février, **émie* n’a plus donné signe de vie. Cette femme de 32 ans serait partie en Syrie avec Luc*, son fils de quatre ans. C’est du moins ce que redoutent les enquêteurs et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) chargée du dossier.
`A la base, **émie, d’origine congolaise, devait partir deux semaines en Turquie, à Istanbul, en mission humanitaire dans un orphelinat. Son mari l’a conduite avec son fils à l’aéroport le vendredi soir. Il a reçu un message d’elle rassurant le samedi. Mais le lendemain, son téléphone portable a cessé d’émettre.

«Ce n’est pas possible…»

**émie avait présenté sa démission il y a un mois. Elle travaillait comme éducatrice à la maison de quartier André-Malraux, dans le quartier des Près, à Montigny-le-Bretonneux. Une décision dont son mari n’avait pas été informé. Là, la **uvelle a fait l’effet d’une bombe. `A commencer par le restaurant tout proche. «Ce n’est pas possible…, souffle le gérant. Ca me choque et ça me surprend. C’est une femme si gentille.»

«Rien ne montrait une radicalisation»

**émie avait quitté la religion catholique pour se convertir à l’islam dans le courant de l’année 2 013. Elle s’était mariée le 11 décembre 2010, à Guyancourt.
Ces derniers mois, **émie aurait passé beaucoup de temps à échanger des messages sur son téléphone ou sur les réseaux sociaux. Son discours avait changé. «Cela a engendré des disputes dans le couple, d’autant que le mari n’était pas spécifiquement attaché à une religion», rapporte une source proche du dossier.

Devant la maison de quartier, deux proches collègues profitent de leur pause pour exprimer leur inquiétude et leur amitié pour **émie. «Elle a toujours été très sympa au travail. Vous pouvez demander à tout le monde : enfants, familles, adultes. Elle ne parlait pas de religion. Elle portait juste un foulard sur la tête. Rien dans son attitude ne montrait une radicalisation. Pour moi, elle était comme une grande sœur. Elle m’a prise en main dès que je suis arrivée pour m’aider au travail. Vraiment, je n’ai jamais senti quoi que ce soit de dangereux. Je suis dégoûtée. Tout le monde est dégoûté.»

«Ca fait peur»


Et sa collaboratrice de renchérir. «Peut-être qu’elle s’est fait endoctriner par je ne sais quoi ou je ne sais qui. Ca fait peur car c’est quelqu’un de très bien qui ne ferait de mal à personne. Elle était très discrète sur sa vie personnelle. Je sais qu’elle aimait beaucoup voyager, aller voir ailleurs. C’était en elle, même avant qu’elle se convertisse. Quand elle est partie mercredi (le 18 février) pour son dernier jour, elle était joyeuse. On a fait **s activités avec les petits et tout s’est bien passé.»
Toutes les deux sont unanimes : «Le plus dramatique, c’est qu’elle est partie avec son petit. Après, c’est une mère. Et une mère ne partira jamais sans son enfant.»
Contacté, le mari de **émie s’est montré particulièrement choqué. «Je suis tout le temps avec la police au téléphone. Je suis très choqué… Pas en état d’en parler beaucoup. Je préfère laisser les professionnels de la police faire leur travail.»
Ces derniers mois, dans le département, une soixantaine de départs vers la Syrie a été signalée, dont plusieurs à Trappes ou Montigny-le-Bretonneux. Mais **émie est-elle vraiment partie en Syrie pour faire le jihad ? Sa démission soudaine, presque secrète, l’absence de **uvelles, son activité sur Internet, plaident en ce sens. Selon une de **s sources, «la prudence doit rester de mise. Elle peut aussi avoir eu un accident, même si on ne lui souhaite pas, ou ne pas être en mesure de communiquer pour X raisons».

* Les pré**ms ont été modifiés.