ahlam1399
03-03-2015, 09:42 AM
Mélanie Gouby, de Versailles à Hollywood
http://www.les**uvelles.fr/files/2015/02/melanie1hoche-630x0.jpg (http://www.les**uvelles.fr/files/2015/02/melanie1hoche.jpg)Mélanie Gouby, place Hoche à Versailles. Elle a 28 ans et est Versaillaise. Dimanche 22 février, Mélanie Gouby a foulé le tapis rouge de la cérémonie des oscars à Hollywood. Journaliste indépendante, Mélanie concourait avec l’équipe de “Virunga”, **mmé pour l’oscar du meilleur documentaire avec un mentor exceptionnel, Leonardo DiCaprio.
Virunga n’a pas remporté l’oscar mais la jeune journaliste aura vécu une aventure extraordinaire. Quand elle part s’installer à Goma (Congo), elle découvre l’histoire du parc Virunga. Classé au patrimoine mondial de l’humanité, ce parc abrite les derniers gorilles des montagnes. Mais la compagnie pétrolière britannique Socco a reçu l’autorisation d’en explorer le sous-sol au risque d’en bouleverser le fragile écosystème. Et la* manne financière fascine autant le gouvernement congolais que les rebelles.
Avec à leur tête, une figure de l’aristocratie belge, Emmanuel de Merode, les défenseurs du parc et de l’environnement dé**ncent une atteinte au droit international.
Quand elle s’empare de cette histoire, Mélanie l’ig**re encore bien sûr mais son enquête deviendra un pilier du film d’Orlando von Einsiedel. «J’ai commencé mon reportage en solo. Puis, grâce à un ami commun, j’ai rencontré Orlando von Einsiedel.» Le réalisateur lui confie une caméra cachée :
«Au départ je devais seulment obtenir quelques infos, mais très vite, il a souhaité me voir dans le film.»
Une expérience intense avec comme point d’orgue la prise de Goma par les rebelles. Prise entre deux feux, la jeune femme reconnaît «avoir eu très peur» au moment de fuir la zone des combats.
C’est encore sur une route au Congo qu’elle apprend la sélection du film pour l’oscar du meilleur documentaire. «C’était surréaliste, à ce moment là j’étais sur une piste dans un nuage de poussière.» La consécration, après deux ans de travail sur le film.
Cerise sur le gâteau, le producteur exécutif aux Etats-Unis n’est autre que Leonardo DiCaprio. «Je n’arrive toujours pas à réaliser.»
Après trois années à* arpenter les pistes ensablées du Congo, la jeune journaliste s’est installée en décembre dernier à Nairobi, au Kenya. Elle “couvre” l’Afrique de l’Est pour le Figaro et plusieurs médias anglophones.
Native de Versailles, elle a fréquenté le collège Martin-Luther-King de Buc, puis le prestigieux lycée Hoche. «A quatorze ans, je savais que je voulais devenir journaliste et travailler à l’étranger.» Direction donc l’Angleterre et l’UCL (University College of London) à Londres où elle décroche* une licence en sciences politiques.
A la tête d’une rédaction
Elle s’inscrit ensuite en master de journalisme international. Dans
le cadre de sa thèse sur le rôle des médias au Kosovo, elle rencontre le journaliste Tim Judah. Ce dernier l’incite à se présenter auprès de IWPR (Institute for War and Peace Reporting) une organisation hybride, à la fois ONG et média d’information. Engagée pour un stage de trois semaines, elle y travaillera un an.
«Epatée» par certaines de ses*interviews, l’organisation lui propose un poste à La Haye aux Pays-Bas. «Je devais couvrir les procès à la cour pénale internationale, **tamment ceux des criminels de guerre en
Centrafrique.»
Deux ans plus tard,* IWPR l’envoie pendant un mois au Congo pour former des femmes au journalisme. Le programme bénéficie d’importants financements et Mélanie, «tombée amoureuse» du pays»,* s’installe à Goma. Elle prend la tête d’une rédaction de 20 personnes, à seulement 25 ans.
Avec quelques ordinateurs, une table de mixage et des chaises en plastiques, la* salle de rédaction est opérationnelle. «C’était spartiate, mais tout le charme était là». Le plus gros challenge* ? «Les coupures d’électricité, très fréquentes.»
Son seul regret ? En tant que rédactrice en chef, elle est peu sur le terrain. En revanche, «j’ai é**rmément appris sur la culture et la société congolaise». Au bout d’un an, l’aventure s’achève. «J’ai passé une année géniale mais je voulais mener mes propres reportages. Je suis devenue indépendante.»
Mélanie envisage de s’installer à Nairobi.
Mais peu avant son départ, le conflit entre l’armée congolaise et les rebelles du M23 éclate. Elle* reste. Un choix décisif.
Arthur Asquin
http://www.les**uvelles.fr/files/2015/02/melanie1hoche-630x0.jpg (http://www.les**uvelles.fr/files/2015/02/melanie1hoche.jpg)Mélanie Gouby, place Hoche à Versailles. Elle a 28 ans et est Versaillaise. Dimanche 22 février, Mélanie Gouby a foulé le tapis rouge de la cérémonie des oscars à Hollywood. Journaliste indépendante, Mélanie concourait avec l’équipe de “Virunga”, **mmé pour l’oscar du meilleur documentaire avec un mentor exceptionnel, Leonardo DiCaprio.
Virunga n’a pas remporté l’oscar mais la jeune journaliste aura vécu une aventure extraordinaire. Quand elle part s’installer à Goma (Congo), elle découvre l’histoire du parc Virunga. Classé au patrimoine mondial de l’humanité, ce parc abrite les derniers gorilles des montagnes. Mais la compagnie pétrolière britannique Socco a reçu l’autorisation d’en explorer le sous-sol au risque d’en bouleverser le fragile écosystème. Et la* manne financière fascine autant le gouvernement congolais que les rebelles.
Avec à leur tête, une figure de l’aristocratie belge, Emmanuel de Merode, les défenseurs du parc et de l’environnement dé**ncent une atteinte au droit international.
Quand elle s’empare de cette histoire, Mélanie l’ig**re encore bien sûr mais son enquête deviendra un pilier du film d’Orlando von Einsiedel. «J’ai commencé mon reportage en solo. Puis, grâce à un ami commun, j’ai rencontré Orlando von Einsiedel.» Le réalisateur lui confie une caméra cachée :
«Au départ je devais seulment obtenir quelques infos, mais très vite, il a souhaité me voir dans le film.»
Une expérience intense avec comme point d’orgue la prise de Goma par les rebelles. Prise entre deux feux, la jeune femme reconnaît «avoir eu très peur» au moment de fuir la zone des combats.
C’est encore sur une route au Congo qu’elle apprend la sélection du film pour l’oscar du meilleur documentaire. «C’était surréaliste, à ce moment là j’étais sur une piste dans un nuage de poussière.» La consécration, après deux ans de travail sur le film.
Cerise sur le gâteau, le producteur exécutif aux Etats-Unis n’est autre que Leonardo DiCaprio. «Je n’arrive toujours pas à réaliser.»
Après trois années à* arpenter les pistes ensablées du Congo, la jeune journaliste s’est installée en décembre dernier à Nairobi, au Kenya. Elle “couvre” l’Afrique de l’Est pour le Figaro et plusieurs médias anglophones.
Native de Versailles, elle a fréquenté le collège Martin-Luther-King de Buc, puis le prestigieux lycée Hoche. «A quatorze ans, je savais que je voulais devenir journaliste et travailler à l’étranger.» Direction donc l’Angleterre et l’UCL (University College of London) à Londres où elle décroche* une licence en sciences politiques.
A la tête d’une rédaction
Elle s’inscrit ensuite en master de journalisme international. Dans
le cadre de sa thèse sur le rôle des médias au Kosovo, elle rencontre le journaliste Tim Judah. Ce dernier l’incite à se présenter auprès de IWPR (Institute for War and Peace Reporting) une organisation hybride, à la fois ONG et média d’information. Engagée pour un stage de trois semaines, elle y travaillera un an.
«Epatée» par certaines de ses*interviews, l’organisation lui propose un poste à La Haye aux Pays-Bas. «Je devais couvrir les procès à la cour pénale internationale, **tamment ceux des criminels de guerre en
Centrafrique.»
Deux ans plus tard,* IWPR l’envoie pendant un mois au Congo pour former des femmes au journalisme. Le programme bénéficie d’importants financements et Mélanie, «tombée amoureuse» du pays»,* s’installe à Goma. Elle prend la tête d’une rédaction de 20 personnes, à seulement 25 ans.
Avec quelques ordinateurs, une table de mixage et des chaises en plastiques, la* salle de rédaction est opérationnelle. «C’était spartiate, mais tout le charme était là». Le plus gros challenge* ? «Les coupures d’électricité, très fréquentes.»
Son seul regret ? En tant que rédactrice en chef, elle est peu sur le terrain. En revanche, «j’ai é**rmément appris sur la culture et la société congolaise». Au bout d’un an, l’aventure s’achève. «J’ai passé une année géniale mais je voulais mener mes propres reportages. Je suis devenue indépendante.»
Mélanie envisage de s’installer à Nairobi.
Mais peu avant son départ, le conflit entre l’armée congolaise et les rebelles du M23 éclate. Elle* reste. Un choix décisif.
Arthur Asquin